Le temps s’écoule sans bruit en « Petite Montagne »
Villechantria est un petit village rural discret d’une centaine d’habitants, issu de racines très anciennes et dont l’évolution s’est faite lentement et sans fait marquant au fil des siècles.

Maisons de pierres et toits plats
L’évolution des constructions au cours des âges semble avoir toujours suivi les lois de la nécessité. Il ne reste guère de traces de bâtiments très anciens, démolis ou tombés en ruine au hasard des saisons.

Les aînés (et la relève)

La nature conservée

Dans le fond de la vallée l’élevage laitier

On a même trouvé le long du Suran des arbres abattus comportant une taille en forme de crayon caractéristique des castors. Les associations traditionnelles de chasse et de pêche veillent à une bonne régulation des forêts et de la rivière (classée première catégorie), secondées par des associations plus récentes comme les « croqueurs de pommes » ou par des structures officielles (ONF, DDA, structure de pays...). Les clôtures sont limitées au strict nécessaire par les agriculteurs et des parcours fléchés pédestres, cyclistes, équestres très nombreux entourent le village.

Vie locale
Le village n’a plus qu’un couple de jeunes agriculteurs en activité (qui réside dans le village voisin de Montagna-le-Templier), l’école a fermé il y a quelques années à la suite d’un creux temporaire dans la jeune génération, il ne comporte aucun commerce à l’exception d’un garage de réparation automobile le long de la départementale et d’une fabrique de chevilles de bois dans le village de Liconnas. Les rues, surtout en hiver, ne débordent donc pas d’une activité trépidante, mais un œil averti constatera que toutes les cheminées fument : le village ne comporte que très peu de bâtiments inoccupés, et la vie sociale s’organise beaucoup à l’intérieur des maisons, de partie de tarot en réunions ou repas festifs, au gré des affinités.
L’été voit la population se renforcer de nombreux vacanciers, enfants du pays ou propriétaires de résidences secondaires, et la vie extérieure est alors naturellement plus animée. Malgré la faible altitude (un peu moins de 400 m), le climat est en effet ici continental et contrasté, avec des hivers qui peuvent être rigoureux (la neige n’est pas exceptionnelle), des étés très ensoleillés et bénéficiant d’un ciel non pollué, et des inter-saisons franches et flamboyantes.


Lenteur salutaire ? (au fil des saisons)
La commune n’a que de faibles ressources : quatre taxes professionnelles, quelques maisons réhabilitées en location, quelques coupes de bois... et les impôts locaux. Cela lui impose une évolution lente et mesurée qui peut aussi lui être salutaire. Son regroupement récent au sein d’une communauté de communes, elle-même prenant place dans une structure de pays, permet désormais de faire face aux investissements importants de manière solidaire et d’entretenir ou de faire évoluer sans problème et sans surcharge excessive les éléments de structure du village.
